bataille de Galuzot

Contexte historique de la Libération de Montceau :

En septembre 1944, l'armée allemande est en déroute dans la région. Les maquisards occupent Mâcon et livrent combat aux derniers détachements allemands. Pendant ce temps, une partie des armées allemandes du Sud-Ouest et de la côte atlantique reflue par Montceau et Autun en direction de Belfort et des Vosges.

Le trafic ferroviaire est paralysé par des sabotages incessants. Les pertes causées aux colonnes ennemies obligent les maquisards à refluer et à attendre à Montceau et à Blanzy afin d'être en force pour franchir la zone dangereuse. Le 5 septembre, l'effervescence est à son comble dans tout le Bassin minier. Il apparaît que les forces allemandes vont tenter de franchir dans la nuit la passe de Parizenot.

Dans la nuit du 5 au 6 septembre 1944, les troupes allemandes quittent Montceau-les-Mines ; le 6 au matin, Montceau est vidé de ses occupants. Le maquis, 2ème Bataillon du Charollais, y fait son entrée dans les rues pavoisées, au milieu d'un accueil délirant par lequel la population témoigne joie et reconnaissance à ces combattants.

Mais le combat n'est pas terminé. Un accrochage se produit à l'entrée de la ville. Un groupe de sabotage fait sauter la voie ferrée afin d'éviter toute surprise.

Peu après, un train allemand est annoncé sur l'axe ferroviaire Paray-Montceau. Il s’arrête devant la voie coupée, face aux positions du maquis, près du pont de Galuzot. Aussitôt, l'encerclement s'organise et la bataille fait rage.

Les Allemands tentent vainement de se dégager mais se trouvent pris au piège. Après plus de trois heures de combat, ils acceptent de déposer les armes et se constituent prisonniers. Alors que les maquisards commencent à rassembler les prisonniers, arrive sur l'axe routier une colonne de véhicules ennemis et un second train convoyant des soldats SS ainsi que des véhicules et matériels lourds est signalé...

Le second train étant bloqué, les occupants prennent leurs positions de combat. Situation délicate car le train est en partie blindé et transporte deux chars. Afin d'éviter une effusion de sang, un officier prisonnier est envoyé comme porte-parole et, comprenant vite la situation, les nouveaux arrivants déposent les armes.

Après cinq heures de combat, la bataille est terminée. Les maquisards ont fait près de 600 prisonniers avec leur maté- riel (véhicules, canons, armes et munitions, récupérés par les maquis), qui sont conduits à Montceau, tout d'abord au vélodrome, puis mis en détention aux Fours Brünck. 

Montceau a été libérée par ses maquisards, deux jours avant l'arrivée des éléments avancés de la 1ère Armée Française.

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