place beaubernard rue barbes

La famille Beaubernard, liée à la famille Chagot, a fourni dans le temps la ville de Montceau en terrains constructibles.

 

Propriétaire de la Ferme des Oiseaux, dont la rue de la Ferme conserve aujourd’hui le souvenir, François Beaubernard fut conseiller municipal dans la première équipe municipale instituée par arrêté préfectoral en date du 20 octobre 1856 : Léonce Chagot, cogérant de la Compagnie des Mines, avait été institué maire par décret impérial (Napoléon III était alors à la tête de l’État). La partie du terrain qui deviendra la place Beaubernard, fut cédée à la ville moyennant l’obligation pour celle-ci d’y organiser des marchés et des manifestations publiques.

Elle prit d’abord le nom de Champ de Foire, ce qui rangeait la ville dans le rang des pays campagnards et d’élevage. C’est là en effet qu’avaient lieu des marchés aux bestiaux. C’est là également que se réunissaient les chars des “cavalcades” avant le défilé en ville. C’est là qu’étaient organisées des “corridas”, en fait plutôt des courses à la cocarde, à l’occasion desquelles on voyait les toitures des maisons qui entouraient la place couvertes de spectateurs qui n’avaient pas voulu payer leur place !

Célébration de la Libération

C’est là aussi que se tenaient des fêtes foraines, en particulier quand on voulut célébrer à la fin du mois d’août la libération de Montceau à l’issue de la Deuxième Guerre mondiale.

Et c’est là que se trouvait le cinéma Pathé. Quand le cinéma prit son essor, quand les représentations cinématographiques concurrencèrent les Revues musicales, l’Eden cessa de drainer les foules montcelliennes, au bénéfice de salles de cinéma : le Rex et le Studio se trouvaient en centre-ville, mais le Pathé s’était construit place Beaubernard, et il devint pour longtemps le rendez-vous des cinéphiles montcelliens. L’avoisinait l’hôtel Rinquebach, qui allait avoir une belle histoire.

Et puis vint le déclin de la place Beaubernard, avec la disparition du Pathé, la fermeture des nombreux cafés qui animaient le pourtour de la place. La construction d’un tribunal, qui absorbait une grande partie de sa surface et commença à drainer des stationnements de voitures, vit en même temps péricliter le petit marché qui se tenait le jeudi sur la place Beaubernard.

Aujourd’hui, la place est entièrement asphyxiée par le stationnement de voitures ventouses. La chance de la place, c’est l’évolution de l’hôtel Rinquebach, qui devint d’abord l’Hôtel de France sous la direction de Jean-Paul Chouin.

 

La famille Beaubernard, liée à la famille Chagot, a fourni dans le temps la ville de Montceau en terrains constructibles.

 

Propriétaire de la Ferme des Oiseaux, dont la rue de la Ferme conserve aujourd’hui le souvenir, François Beaubernard fut conseiller municipal dans la première équipe municipale instituée par arrêté préfectoral en date du 20 octobre 1856 : Léonce Chagot, cogérant de la Compagnie des Mines, avait été institué maire par décret impérial (Napoléon III était alors à la tête de l’État). La partie du terrain qui deviendra la place Beaubernard, fut cédée à la ville moyennant l’obligation pour celle-ci d’y organiser des marchés et des manifestations publiques.

Elle prit d’abord le nom de Champ de Foire, ce qui rangeait la ville dans le rang des pays campagnards et d’élevage. C’est là en effet qu’avaient lieu des marchés aux bestiaux. C’est là également que se réunissaient les chars des “cavalcades” avant le défilé en ville. C’est là qu’étaient organisées des “corridas”, en fait plutôt des courses à la cocarde, à l’occasion desquelles on voyait les toitures des maisons qui entouraient la place couvertes de spectateurs qui n’avaient pas voulu payer leur place !

Célébration de la Libération

C’est là aussi que se tenaient des fêtes foraines, en particulier quand on voulut célébrer à la fin du mois d’août la libération de Montceau à l’issue de la Deuxième Guerre mondiale.

Et c’est là que se trouvait le cinéma Pathé. Quand le cinéma prit son essor, quand les représentations cinématographiques concurrencèrent les Revues musicales, l’Eden cessa de drainer les foules montcelliennes, au bénéfice de salles de cinéma : le Rex et le Studio se trouvaient en centre-ville, mais le Pathé s’était construit place Beaubernard, et il devint pour longtemps le rendez-vous des cinéphiles montcelliens. L’avoisinait l’hôtel Rinquebach, qui allait avoir une belle histoire.

Et puis vint le déclin de la place Beaubernard, avec la disparition du Pathé, la fermeture des nombreux cafés qui animaient le pourtour de la place. La construction d’un tribunal, qui absorbait une grande partie de sa surface et commença à drainer des stationnements de voitures, vit en même temps péricliter le petit marché qui se tenait le jeudi sur la place Beaubernard.

Aujourd’hui, la place est entièrement asphyxiée par le stationnement de voitures ventouses. La chance de la place, c’est l’évolution de l’hôtel Rinquebach, qui devint d’abord l’Hôtel de France sous la direction de Jean-Paul Chouin.