ecole superieur (gendarmerie)

La place de la Mairie actuelle ne garde aucune trace de l’imposant bâtiment qui fit l’orgueil de Montceau-les-Mines, démoli depuis, celui de l’école primaire supérieure.

L’école primaire supérieure (EPS) de Montceau avait été créée en 1882, sous la municipalité du Dr Jeannin, qui avait entrepris de promouvoir l’enseignement laïque. L’EPS fut d’abord installée dans les locaux disponibles de l’hôtel de ville. Mais les services de la mairie demandaient à se développer à mesure que la Ville, récemment créée, prenait de l’ampleur. Cette école alla donc occuper les locaux laissés vacants par la gendarmerie.

Le bâtiment, situé entre la Poste et le bord du canal, était, à ce moment, en bon état ; il suffit aux besoins de l’école, puisqu’il offrit, en plus des salles de classe et des ateliers, un logement au directeur et à deux professeurs. L’effectif n’était alors que de 50 élèves. L’enseignement public était alors peu développé, jalousement gardé par le clergé catholique, avec la bénédiction de la municipalité, repassée à droite en 1888 (de Boisset).50 écoliers dans les années 1880, 100 en 1905

L’avènement de la municipalité de Jean Bouveri, en 1900, créa un formidable élan dans l’enseignement laïque. C’est ainsi qu’à la rentrée 1905, l’effectif de l’EPS s’éleva à 100 élèves. Il fallut transformer les appartements en nouvelles salles de classe et transférer les ateliers dans l’ancienne écurie de la gendarmerie. Et bientôt, le bâtiment donna des signes de vieillissement.

Pendant longtemps, les lézardes, leur colmatage, les consolidations de l’immeuble firent partie du folklore de l’occupation scolaire. Un folklore dura jusqu’en 1955.

Pendant plus de 75 ans, de la création de l’EPS à la fermeture du bâtiment, la place de l’Hôtel-de-Ville, et plus tard le quai, ont servi de cour de récréation aux élèves, idéale pour les élèves : sans murs ni barreaux. Les professeurs assuraient tant bien que mal la surveillance des récréations en parcourant toute l’étendue de la place en rang d’oignons, marchant tous du même pas en bavardant. Les cartes postales de l’époque se faisaient un plaisir de la montrer !

L’horloge de la mairie sonnait tous les quarts d’heure : elle réglait la vie de l’école, de 8 heures à 11 h 15 le matin et de 13 heures à 16 h 15 l’après-midi. Jusqu’en 1927, où une puissante sonnerie électrique, installée dans le vestibule, au pied de l’escalier, marqua désormais la fin des cours. Le sifflet du directeur annonçait tout de même à chaque fois la reprise.

L’EPS fut livrée aux démolisseurs à la fin du mois d’avril 1956. L’établissement était devenu un collège, avant de devenir un lycée après son transfert dans un nouveau bâtiment, construit à partir de 1952 sur l’emplacement d’un atelier de tissage. Le nouveau bâtiment ouvrit ses portes à la rentrée d’octobre 1955. Le lycée Henri-Parriat était né.

La place de la Mairie actuelle ne garde aucune trace de l’imposant bâtiment qui fit l’orgueil de Montceau-les-Mines, démoli depuis, celui de l’école primaire supérieure.

L’école primaire supérieure (EPS) de Montceau avait été créée en 1882, sous la municipalité du Dr Jeannin, qui avait entrepris de promouvoir l’enseignement laïque. L’EPS fut d’abord installée dans les locaux disponibles de l’hôtel de ville. Mais les services de la mairie demandaient à se développer à mesure que la Ville, récemment créée, prenait de l’ampleur. Cette école alla donc occuper les locaux laissés vacants par la gendarmerie.

Le bâtiment, situé entre la Poste et le bord du canal, était, à ce moment, en bon état ; il suffit aux besoins de l’école, puisqu’il offrit, en plus des salles de classe et des ateliers, un logement au directeur et à deux professeurs. L’effectif n’était alors que de 50 élèves. L’enseignement public était alors peu développé, jalousement gardé par le clergé catholique, avec la bénédiction de la municipalité, repassée à droite en 1888 (de Boisset).50 écoliers dans les années 1880, 100 en 1905

L’avènement de la municipalité de Jean Bouveri, en 1900, créa un formidable élan dans l’enseignement laïque. C’est ainsi qu’à la rentrée 1905, l’effectif de l’EPS s’éleva à 100 élèves. Il fallut transformer les appartements en nouvelles salles de classe et transférer les ateliers dans l’ancienne écurie de la gendarmerie. Et bientôt, le bâtiment donna des signes de vieillissement.

Pendant longtemps, les lézardes, leur colmatage, les consolidations de l’immeuble firent partie du folklore de l’occupation scolaire. Un folklore dura jusqu’en 1955.

Pendant plus de 75 ans, de la création de l’EPS à la fermeture du bâtiment, la place de l’Hôtel-de-Ville, et plus tard le quai, ont servi de cour de récréation aux élèves, idéale pour les élèves : sans murs ni barreaux. Les professeurs assuraient tant bien que mal la surveillance des récréations en parcourant toute l’étendue de la place en rang d’oignons, marchant tous du même pas en bavardant. Les cartes postales de l’époque se faisaient un plaisir de la montrer !

L’horloge de la mairie sonnait tous les quarts d’heure : elle réglait la vie de l’école, de 8 heures à 11 h 15 le matin et de 13 heures à 16 h 15 l’après-midi. Jusqu’en 1927, où une puissante sonnerie électrique, installée dans le vestibule, au pied de l’escalier, marqua désormais la fin des cours. Le sifflet du directeur annonçait tout de même à chaque fois la reprise.

L’EPS fut livrée aux démolisseurs à la fin du mois d’avril 1956. L’établissement était devenu un collège, avant de devenir un lycée après son transfert dans un nouveau bâtiment, construit à partir de 1952 sur l’emplacement d’un atelier de tissage. Le nouveau bâtiment ouvrit ses portes à la rentrée d’octobre 1955. Le lycée Henri-Parriat était né.