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  • rue de l'est

    Rue Jean-Jaurès. La rue de l’Est est devenue la rue Jean-Jaurès aujourd’hui. Dans cette rue très commerçante autrefois aujourd’hui tous les rideaux des pas-de-porte sont baissés. La rue a été copieusement réaménagée. Côté chemin de fer la partie végétation qui était située tout près de l’actuel passage sous terrain a été rasée et le mur en pierre prolongé jusqu’ici. Les grosses affluences dans cette rue sont au moment des heures de la sortie à l’école Jean Jaurès et lors des diverses manifestations qui se déroulent au syndicat des mineurs en cours d’année. 

  • ecole superieur (gendarmerie)

    La place de la Mairie actuelle ne garde aucune trace de l’imposant bâtiment qui fit l’orgueil de Montceau-les-Mines, démoli depuis, celui de l’école primaire supérieure. L’école primaire supérieure (EPS) de Montceau avait été créée en 1882, sous la municipalité du Dr Jeannin, qui avait entrepris de promouvoir l’enseignement laïque. L’EPS fut d’abord installée dans les locaux disponibles de l’hôtel de ville. Mais les services de la mairie demandaient à se développer à mesure que la Ville, récemment créée, prenait de l’ampleur. Cette école alla donc occuper les locaux laissés vacants par la gendarmerie. Le bâtiment, situé entre la Poste et le bord du canal, était, à ce moment, en bon état ; il suffit aux besoins de l’école, puisqu’il offrit, en plus des salles de classe et des ateliers, un logement au directeur et à deux professeurs. L’effectif n’était alors que de 50 élèves. L’enseignement public était alors peu développé, jalousement gardé par le clergé catholique, avec la bénédiction de la municipalité, repassée à droite en 1888 (de Boisset).50 écoliers dans les années 1880, 100 en 1905 L’avènement de la municipalité de Jean Bouveri, en 1900, créa un formidable élan dans l’enseignement laïque. C’est ainsi qu’à la rentrée 1905, l’effectif de l’EPS s’éleva à 100 élèves. Il fallut transformer les appartements en nouvelles salles de classe et transférer les ateliers dans l’ancienne écurie de la gendarmerie. Et bientôt, le bâtiment donna des signes de vieillissement. Pendant longtemps, les lézardes, leur colmatage, les consolidations de l’immeuble firent partie du folklore de l’occupation scolaire. Un folklore dura jusqu’en 1955. Pendant plus de 75 ans, de la création de l’EPS à la fermeture du bâtiment, la place de l’Hôtel-de-Ville, et plus tard le quai, ont servi de cour de récréation aux élèves, idéale pour les élèves : sans murs ni barreaux. Les professeurs assuraient tant bien que mal la surveillance des récréations en parcourant toute l’étendue de la place en rang d’oignons, marchant tous du même pas en bavardant. Les cartes postales de l’époque se faisaient un plaisir de la montrer ! L’horloge de la mairie sonnait tous les quarts d’heure : elle réglait la vie de l’école, de 8 heures à 11 h 15 le matin et de 13 heures à 16 h 15 l’après-midi. Jusqu’en 1927, où une puissante sonnerie électrique, installée dans le vestibule, au pied de l’escalier, marqua désormais la fin des cours. Le sifflet du directeur annonçait tout de même à chaque fois la reprise. L’EPS fut livrée aux démolisseurs à la fin du mois d’avril 1956. L’établissement était devenu un collège, avant de devenir un lycée après son transfert dans un nouveau bâtiment, construit à partir de 1952 sur l’emplacement d’un atelier de tissage. Le nouveau bâtiment ouvrit ses portes à la rentrée d’octobre 1955. Le lycée Henri-Parriat était né.

  • pont tournant

    Le pont tournant. Installé autrefois au-dessus du canal du centre, à proximité de l’hôtel du Commerce, le pont tournant a été remplacé, depuis de longues années, par le pont levant. Celui-ci est actionné électriquement plusieurs fois par jour en cette période estivale, du fait d’un gros passage de tourisme fluvial. Sur la levée du canal, les voitures à cheval qui y circulaient autrefois sont remplacées aujourd’hui par les véhicules à moteur.

  • l'etang du plessis

    L’étang du Plessis n’a pas toujours eu le visage qu’on lui connaît. Au début du XIXe siècle, c’était une retenue d’eau qui alimentait un moulin. À cause d’une brèche, elle est devenue inutilisable et marécageuse. Jusqu’aux travaux de 1868 lancés pour alimenter le canal du Centre. la mise en eau du canal du Centre en 1791 fut, pour l’extraction et le transport du charbon montcellien, d’une utilité majeure. Mais on sait, depuis les publications de Frédéric Lagrange, que le transport sur le canal était tributaire de la météo et que la durée moyenne du chômage technique était de 108 jours chaque année, par manque d’eau en été et à cause du gel en hiver. Du coup, la mise en service du chemin de fer à partir de 1861 permit de remédier à l’insuffisance de l’alimentation en eau du canal du Centre. Mais le souci d’améliorer l’approvisionnement du canal restait à l’ordre du jour, car la principale cause de la perte en eau du canal est l’évaporation. La solution vint du conseil municipal de Montceau-les-Mines, qui reconnut dans l’étang du Plessis une source d’approvisionnement importante. Un comte exproprié et un décret de Napoléon Mais il fallait procéder à plusieurs expropriations, le principal propriétaire étant le comte de Barbentane, dont le château du Plessis avait pour dépendance l‘étang du Plessis, qui était plus une retenue d’eau à l’époque et qui alimentait autrefois le moulin construit en contrebas du barrage. Or, la retenue d’eau n’existait plus. En 1825, une brèche d’environ 50 mètres l’avait rendue caduque. Quelques rares photos de l’époque en rendent compte. L’étang était devenu un marécage qu’on a de la peine aujourd’hui à imaginer. L’empereur Napoléon III signa le décret d’utilité publique le 26 mai 1866. Les travaux furent terminés à la fin du mois d’août 1870. La contenance en eau, selon Frédéric Lagrange, atteignait 1,325 million de m³. Des travaux d’amélioration annexes, intéressant l’écoulement des eaux depuis le barrage jusqu’au canal, s’achevèrent en 1875. Par la suite, l’aval du barrage changea encore d’aspect, notamment pour permettre l’installation sur les berges de la rigole, qui devinrent invisibles, d’un hypermarché. Mais c’est surtout le pourtour de l’étang qui vit une évolution dont Montceau-les-Mines bénéficia à partir des années 50

  • les gares

    Au début du XX e siècle, pendant 33 ans, la ligne de chemin de fer entre Montceau et Beaubery a rythmé la vie de la campagne charolaise. Le tacot était un aimable omnibus. Créée par la Compagnie des chemins de fer de Saône-et-Loire en 1901, la ligne desservait 12 stations entre Montceau et Beaubery (prononcé « Beaubry ») : La Saule, Saint-Vallier, Les Bruyères (hameau de Gourdon), Mont-Saint-Vincent (dont le carrefour dit « de la gare » est, aujourd’hui, un vieux témoin), Les Brosses-Tillot, Le Rousset, Marizy, La Guiche, Champvent, La Forêt, Saint-Bonnet-de-Joux et les Loges d’Availly. La ligne fut fermée en 1934. Pendant 33 ans, le tortillard anima la vie de ce coin de la campagne charolaise. La gare terminus du tacot s’appelait Saint-Bonnet-Beaubery, bien que les deux localités soient éloignées de plusieurs kilomètres. La gare de Montceau s’élevait au fond de l’actuelle place de la Gare, construite perpendiculairement à la gare de la ligne PLM, Chagny-Paray-le-Monial. La ligne du tacot s’achevait par une butée à l’entrée de la place. Pour se rendre au marché L’ancienne ligne de chemin de fer Montceau-Beaubery est parmi les plus célèbres des lignes dites d’intérêt local. Les personnes d’un certain âge se souviennent de cette ligne et la mentionnent comme une incontournable incommodité, à nulle autre pareille. Une machine à vapeur dont la grosse cheminée dispersait généreusement fumée de charbon et escarbilles. Des wagons à compartiments dont les banquettes étaient des bancs de bois qualifiés d’aimables tape-culs ! Mais quelle utilité ! Les jours où se tenait un marché à Montceau ou à Saint-Bonnet, le train était bondé. La gare de Montceau détruite La gare montcellienne du tacot subsista, après la fermeture de la ligne, pour servir de gare routière aux compagnies d’autobus qui se créèrent par la suite. Elle fut détruite lors de la création du passage, creusé sous les voies ferrées, consécutif à la fermeture du passage à niveau de la rue des Oiseaux. Il est à peu près impossible de retrouver sur place et, sur une longueur significative, la trace du passage de la ligne du tacot : dans les divers sites qu’il traversait, à force de broussailles et d’érosion, la nature a repris ses droits.  

  • canal

    Le canal de jonction entre la Loire et la Saône, dit canal du Charolais, est pensé par ses promoteurs, à l’origine les frères Brancion, puis Emiland Gauthey, ingénieur des Etats de Bourgogne, essentiellement comme un canal de transit, à même de favoriser le commerce du royaume. Mais le projet prend aussi en compte le récent développement de l’extraction du charbon à Blanzy et Montcenis ainsi que la future implantation d’une fonderie royale notamment destinée à produire des canons en fonte pour la Marine. Les 7 écluses à Ecuisses vers 1880 Après dix années de travaux à peine ralentis par la période révolutionnaire, le canal maintenant dénommé du Centre va rapidement contribuer à l’activité industrielle naissante en permettant d’importer des matières premières et des équipements mais aussi et surtout en favorisant l’expédition du charbon de Blanzy et celle des produits de l’industrie métallurgique du Creusot. En outre il sera à l’origine de l’implantation d’un chapelet d’usines céramiques tout au long de ses rives entre Chalon-sur-Saône et Digoin. L’arrivée du chemin de fer au Creusot et à Montceau-les-Mines dans les années 1860 fera perdre au canal un partie du trafic lié à l’activité métallurgique mais, du fait de la progression quasi constante de la production des mines de Blanzy Montceau, il continuera à jouer un rôle majeur dans l’expédition du charbon durant près d’un siècle. Ceci justifiera d’ailleurs son classement en première catégorie et sa « mise au gabarit Freycinet » grâce à dix années de travaux à la fin du XIXe. Deux siècles après sa mise en service, le trafic commercial régresse rapidement pour devenir aujourd’hui moins important que le trafic touristique. Le canal du Centre, avec ses équipements et son système complexe d’alimentation en eau, constitue un patrimoine remarquable qui témoigne à la fois de l’histoire de l’aménagement du territoire, de l’histoire des techniques et de l’histoire industrielle. Le musée du canal à Ecuisses rend compte de l’évolution de cette voie d’eau, de l’histoire de ses bateaux et de celle des hommes et des femmes qui l’ont fait vivre.

  • square de la 9ieme

    La neuvième écluse joue, à Montceau-les-Mines, un rôle central dans la vie quotidienne de la cité. Elle a été construite pour que le Canal du Centre franchisse le seuil de Longpendu, dans le sens sud-ouest et nord-est : en deçà, c’est le versant atlantique ; au-delà, c’est le versant Méditerranée. Les écluses se succèdent ensuite avec une numérotation décroissante jusqu’au point zéro, qui porte le nom mystérieux de Longpendu.  À Montceau-les-Mines, la neuvième écluse vit jadis la naissance de la Commune libre de la neuvième république. Le siège de cette association, lointain écho de la célèbre Commune libre de Montmartre, à l’angle de la rue de la République et de la rue Gaston-Crémieux, était le Café Fessy , aujourd’hui disparu. Une plaque à l’entrée d’un immeuble neuf essaie d’en rappeler le lointain souvenir.

  • rue des oiseaux

    À Montceau, l’axe formé par la rue Barbès, prolongée par la rue des Oiseaux, a une longue histoire. Mais elle n’a pas grand-chose à voir avec les oiseaux. Attention : l’histoire de l’axe formé par la rue des Oiseaux et la rue Barbès, à Montceau, demande un peu de concentration en préambule. Car la rue Barbès actuelle s’appelait auparavant la rue des Oiseaux. Elle était prolongée, au-delà d’un passage à niveau éphémère aujourd’hui disparu, par l’actuelle rue des Oiseaux, nommée auparavant la rue du Pont. Avant la ville, il n’y avait que deux fermes Ceci étant dit, remontons le temps de cette artère centrale de Montceau. Le pont levant en question avait été achevé en 1852. La rue du Pont, notre rue des Oiseaux d’aujourd’hui, fut la première à avoir, à Montceau, le statut de rue. Elle figure déjà sous ce nom sur les premiers plans de la ville en construction. Le pont sera remplacé par un pont tournant, abondamment photographié, voire chanté, pendant des décennies. Puis, en 1945, par un pont levant, qui fonctionne encore. Quant aux oiseaux, ils proviennent d’un lieu-dit ancien sur le sommet de la colline. L’habitat montcellien antérieur à l’extension de la ville se réduisait à deux fermes : la ferme du Montceau, qui a donné son nom à la ville, et la ferme des Oiseaux. L’actuelle rue de la Ferme rappelle l’existence de cette dernière, vaste domaine de la famille Beaubernard, qui avait pris le nom du lieu-dit voisin. Ce nom figure sur les anciens itinéraires : la Croix des Oiseaux. Une confusion venue du latin Il y a des chances pour que ces oiseaux ne doivent rien aux volatiles et soient l’issue d’une confusion entre deux mots latins, quasi homophones : occellum , qu’on retrouve peut-être dans les lieux-dits Ocle, et aucellum , qui a donné, en ancien français, oissel et oisseau , passé dans la langue moderne sous la forme d’“oiseau”. Quant à Barbès, prénommé Armand, c’était une personnalité au destin agité. Né à la Guadeloupe en 1809, adversaire acharné de la Monarchie de Juillet, condamné à mort, puis à la prison à perpétuité en 1839, il fut gracié par Napoléon III en 1848, mais il détestait tellement l’empereur qu’il préféra s’exiler en Hollande : il y mourut, à La Haye, en 1870, quinze jours avant la déclaration de la guerre qui déboulonna Napoléon III. Vilipendé par beaucoup, il était admiré par certains. Proudhon l’avait surnommé “Le Bayard de la Démocratie”.

  • place beaubernard rue barbes

    La famille Beaubernard, liée à la famille Chagot, a fourni dans le temps la ville de Montceau en terrains constructibles.     Propriétaire de la Ferme des Oiseaux, dont la rue de la Ferme conserve aujourd’hui le souvenir, François Beaubernard fut conseiller municipal dans la première équipe municipale instituée par arrêté préfectoral en date du 20 octobre 1856 : Léonce Chagot, cogérant de la Compagnie des Mines, avait été institué maire par décret impérial (Napoléon III était alors à la tête de l’État). La partie du terrain qui deviendra la place Beaubernard, fut cédée à la ville moyennant l’obligation pour celle-ci d’y organiser des marchés et des manifestations publiques. Elle prit d’abord le nom de Champ de Foire, ce qui rangeait la ville dans le rang des pays campagnards et d’élevage. C’est là en effet qu’avaient lieu des marchés aux bestiaux. C’est là également que se réunissaient les chars des “cavalcades” avant le défilé en ville. C’est là qu’étaient organisées des “corridas”, en fait plutôt des courses à la cocarde, à l’occasion desquelles on voyait les toitures des maisons qui entouraient la place couvertes de spectateurs qui n’avaient pas voulu payer leur place ! Célébration de la Libération C’est là aussi que se tenaient des fêtes foraines, en particulier quand on voulut célébrer à la fin du mois d’août la libération de Montceau à l’issue de la Deuxième Guerre mondiale. Et c’est là que se trouvait le cinéma Pathé. Quand le cinéma prit son essor, quand les représentations cinématographiques concurrencèrent les Revues musicales, l’Eden cessa de drainer les foules montcelliennes, au bénéfice de salles de cinéma : le Rex et le Studio se trouvaient en centre-ville, mais le Pathé s’était construit place Beaubernard, et il devint pour longtemps le rendez-vous des cinéphiles montcelliens. L’avoisinait l’hôtel Rinquebach, qui allait avoir une belle histoire. Et puis vint le déclin de la place Beaubernard, avec la disparition du Pathé, la fermeture des nombreux cafés qui animaient le pourtour de la place. La construction d’un tribunal, qui absorbait une grande partie de sa surface et commença à drainer des stationnements de voitures, vit en même temps péricliter le petit marché qui se tenait le jeudi sur la place Beaubernard. Aujourd’hui, la place est entièrement asphyxiée par le stationnement de voitures ventouses. La chance de la place, c’est l’évolution de l’hôtel Rinquebach, qui devint d’abord l’Hôtel de France sous la direction de Jean-Paul Chouin.  

  • eluse de la 9ieme

        En 1903, la rive sud de la 9e écluse (à droite) abritait la maison éclusière, détruite depuis. L’emplacement est occupé en 2016 par les locaux de VNF (Voies navigables de France) : peu de changement, finalement ! Rive nord, les peupliers, plantés alors par la Seita pour faire notamment du bois d’allumettes, ont disparu. Les bâtisses également, pour faire place aux locaux d’EDF et, plus loin, à ceux de l’hôtel Khonine et ceux de Leclerc.

  • hospice sainte marie

    La construction de l'hospice de vieillards Sainte-Marie réservé au personnel de la Compagnie des Mines de Blanzy fut décidée en 1890. Construit en 1893 (porte la date) , l'hospice, géré par les soeurs de Saint-Joseph de Lyon, fut ouvert en 1894. La capacité d'accueil était alors d'une quarantaine de lits. Appelé aujourd'hui Foyer Sainte-Marie, cet établissement est la propriété de l'Association Sainte-Marie. L'hospice est constitué d'un corps central, de deux ailes et deux pavillons latéraux, ainsi que d'une chapelle dans le prolongement du corps central. L'hospice est doté d'un sous-sol (étage de soubassement sous le pavillon ouest) et d'un étage carré. La chapelle est en moellon de calcaire, le reste de l'édifice est en moellon sans chaîne en pierre de taille enduit. La façade antérieure du corps central se singularise par un mur-pignon découvert (surmonté à l'origine d'un clocher-mur) , par opposition aux murs-pignons couverts des pavillons latéraux. Les premiers étages des ailes de l'hospice dispose en façade postérieure d'une galerie, dont le plancher constitué d'entrevous en berceau segmentaire (en brique) est supporté par des colonnes en fonte. L'édifice est couverts de toits à longs pans en tuile mécanique, et d'une croupe ronde au dessus du chevet.

  • galuzot

    Il aurait dû se dresser dans le quartier du Bois-Roulot. Sous la municipalité Jean Bouveri, la décision fut prise en 1905 de construire un hôpital public, l’Hôpital de la Compagnie des Mines étant réservé au personnel de la Compagnie : une convention signée en 1903 entre la ville et la Compagnie n’avait abouti qu’à la mise à disposition de deux lits pour les malades envoyés par la ville de Montceau ! Blanzy, Montceau, Saint-Vallier et Sanvignes étaient partie prenante du projet d’hôpital public. En 1905, le site de Galuzot finit par être préféré. Puis, les trois villes s’étant désistées, la ville de Montceau se retrouva seule concernée par le projet. Elle lança un emprunt en novembre 1913, et les travaux immédiatement commencèrent tant bien que mal, la guerre ne facilitant pas les choses ! À la mort de Jean Bouveri, en 1927, l’hôpital prit son nom. Étape par étape, l’hôpital s’agrandit et s’aménagea. C’est en 1998 qu’il connut son dernier agrandissement. Le site avait été primitivement celui du « Château de Galuzot », qui avait été construit entre 1832 et 1837 pour la Compagnie des Houillères de la Theurée Maillot et des Porrots. En 1841, le site avait été acquis par la Compagnie Jules Chagot, Perret-Morin et Cie. De 1859 à 1863, sur des plans de l’architecte Paul Dumouza, la construction du « Château Chagot » prit peu à peu tournure, exécutée par l’architecte de la Mine, Goichot. La résidence Chagot comprit de nombreuses extensions, aujourd’hui à peu près toutes détruites, notamment une chapelle, des communs aménagés là où était logée l’administration de l’ancienne compagnie, une ferme aménagée à la place des anciens logements ouvriers. Le « Château Chagot » de Galuzot ne rivalisa jamais avec le Château Schneider du Creusot. En 1913, la construction de l’hôpital ne laissa subsister que le corps central.

  • monuments

    Monument aux morts  Historique : Le projet d'un monument aux morts remonte à 1916. Bourdelle est choisi pour sa réalisation. Dès 1919, il se fait envoyer des outils et des costumes de mineurs car il souhaite glorifier les morts à la guerre et le métier de mineur. Son monument se compose de plusieurs reliefs. L'ensemble est surmonté par une lampe de mineur qui est, pour lui, le symbole du souvenir des morts pour la patrie éternellement reconnaissante. Cette oeuvre est la dernière du sculpteur.   Monument aux victimes de la mine Ce monument, créé par le sculpteur chalonnais Louis Thivin, choisi lors d’un concours, est implanté place de l’Hôtel de ville. Il comprend quatre sujets principaux, exécutés en ronde bosse, sur chacune des faces d’une pyramide : un mineur et un forgeron , une jeune veuve et son enfant, une représentation allégorique de la Renommée ; au sommet de la pyramide, un chapiteau couronné par le buste de la République. Une commission, regroupant syndicats de mineurs et municipalité, fut créée pour mener à bien le projet et assurer son financement grâce à une souscription (les mineurs collectaient les fonds à la sortie des puits). Sur le socle se trouvent diverses inscriptions : un poème de Clovis Hugues, une plaque ajoutée en 1910 pour dénoncer l’inhumation, sans prévenir les familles, par la société anonyme des Houillères de Blanzy, des victimes du grisou en 1895… Le but de cette réalisation est d’honorer la mémoire des mineurs morts dans les puits de Montceau-les-Mines en particulier lors des nombreuses catastrophes : par exemple, celle du "Puits 5 sous" (montant de la prime donnée aux mineurs du fait des conditions de travail très dangereuses dans ce puits) le 12 décembre 1867, qui causa la mort de 89 mineurs.   Monument Jules Chagot 1890 : création, le 13 juillet, de la commission chargée d’étudier la question de l’érection d’une statue à Jules Chagot, fondateur de la mine de Montceau. Le 27 juillet sont nommés les 82 membres du comité d’organisation uniquement composé d’ouvriers et d’employés de la Compagnie des mines de houille de Blanzy. Ce comité est rejoint par celui constitué dans le même but par les autres habitants de la région. La souscription publique est alors ouverte, et la statue commandée le 15 octobre. 1891 : en mai, les gérants de la Compagnie décident d’élever au pied de la statue à Jules Chagot un monument à la mémoire des ouvriers mineurs victimes des différentes catastrophes qui se sont produites dans les puits, réalisé par le même sculpteur. Le socle est réalisé par Goichot, architecte de la Compagnie. Le groupe de la partie basse est commandé le 9 mai. Inauguration du monument en présence de Mgr. Perraud, évêque d’Autun, de Schneider, député, Léonce Chagot, de Gournay, Boisset, maire de Montceau. Deux jours de festivité succédent à l’inauguration. 1970 : destruction du monument commémoratif aux mineurs et du socle de Jules Chagot. Seules subsistent les deux statues, maintenant conservées au musée de la mine de Blanzy. Inscriptions sur le piédestal : “A Jules Chagot, les ouvriers et habitants du pays, en témoignage de leur reconnaissance, ont élevé ce monument - 2 août 1891”   Monument au docteur Jeannin Description: Localisation à l’origine : Montceau-les-Mines, place de l’Hôtel-de-Ville  Historique 1898 : afin de perpétuer le souvenir du docteur Jeannin, un comité d’action, regroupant ses amis et des élus républicains de la région, est créé après sa mort en janvier. Ce comité ouvre une souscription publique en vue d’édifier un buste et demande sans succès à la municipalité que la rue de Prés, où habitait le défunt, prenne le nom de rue du docteur Jeannin. 1900 : la municipalité ouvrière élue cette année contre la liste de la mine décide dès son installation que la rue Sainte-Marie s’appellera rue du docteur Jeannin et que le buste de l’ancien maire sera élevé sur la place de l’Hôtel de Ville. André Lesne, architecte à Châlon, est chargé du projet de monument ; Jules Rispal est l’auteur du buste en bronze. 1902 : inauguration le dimanche 27 juillet sous la présidence de Ferdinand Sarrien, ancien ministre, président d’honneur du comité et président du conseil général, en présence de Jean Bouveri, député-maire de Montceau, et de Juredieu, président du comité qui remet officiellement le monument à la ville.    Monument aux fusillés et déportés du Bassin minier   Inauguré  par le ministre des Anciens combattants, M. Bétolaud le 10 juillet 1949 pour les communes de Montceau, St Vallier, Sanvignes , St Berain , Blanzy, Gourdon   Monument aux morts de la mines Monument élevé par la mine en mémoire des victimes de le mine le 3 aout 1891 Il se situait a droite de l'église  Aucune information trouvé quand a sa déstruction    

  • hopital des mines

    historique La Compagnie des Mines de Blanzy construit à partir de 1870 (daté par source) un nouvel hôpital suivant les plans de l'architecte dijonnais Jean-Philippe Suisse et de Goichot, architecte de l'entreprise, en remplacement du premier hôpital établi dans la cité des Alouettes de Montceau. Ouvert en 1871 (porte la date) et dirigé par les soeurs de Saint-Vincent de Paul, il disposait alors de vingt-cinq lits. En 1918 fut décidé la construction d'un " hôpital annexe ", mis en service en janvier 1922, avec plus de quatre-vingt lits. L'hôpital fut entièrement rénové en 1950, augmentant sa capacité d'accueil à cent vingt-cinq lits. Seule la partie construite en 1870 est encore en usage aujourd'hui (hôpital de jour) . description L'hôpital de 1870, construit en brique enduite, se compose d'un corps central et de deux pavillons latéraux, l'ensemble étant constitué d'un sous-sol, d'un rez-de-chaussée et d'un étage carré. Ce bâtiment est couvert de toits à longs pans avec croupes sur les pavillons. La toiture est en ardoise (initialement en tuile mécanique) . Les encadrements de baies, les chaînages et chaînages d'angle harpés, le fronton cintré au dessus de la travée centrale sont en pierre de taille. Le bâtiment était à l'origine orné d'un campanile, et d'une croix située sur le fronton. L'hôpital annexe se compose du même nombre d'étages, mais en 1922 il disposait d'un étage de combles. Il est couvert de toits à longs pans avec croupes, en ardoise. Il est possible que ce bâtiment soit en moellon de calcaire enduit, mais les profonds remaniements des années 1950 rendent difficiles l'identification des matériaux.

  • atelier de tissage

    Fondée le 29/10/1881 par un ensemble d'actionnaires employés à la Compagnie des Mines de Blanzy (sous l'appelation " S. A. Des Tissages Chavent ", du nom du directeur) , cette première usine textile de Montceau-les-Mines fut construite en 1882 (daté par travaux historiques). La création de ces ateliers devait assurer un emploi à la main d'oeuvre féminine jusqu'alors employée au tri manuel du charbon, désormais mécanisé. Ces ateliers tissaient la soie naturelle ou mélangée ainsi que le coton (cotonnade " genre de Roanne "). En 1887, face aux difficultés économiques Chavent démissionne, l'entreprise devenant alors la Société des Tissages Mécaniques de Montceau-les-Mines, dissoute dès juillet 1888. L'usine était dotée alors de cent cinquante-quatre métiers à tisser la soie, soixante-quinze à coton (cent en 1891). Les ateliers sont alors pris en location par la Compagnie des Mines de Blanzy, jusqu'en 1907, date d'acquisition par la société " Gonthier Dechelette et Compagnie ". Les ateliers ferment définitivement le 30/09/1932. Rachetés par la commune en 1937, les ateliers furent rasés, laissant place en 1952 au lycée Henri Parriat. Seuls subsistent les logements du directeur (?) construit vers 1882 et de contremaître (?) construit durant les années 1890, propriétés communales abritant un logement de fonction de l'établissement scolaire et un centre de formation (Greta). La vapeur était employée comme énergie motrice, laissant place en 1896-97 à l'électricité. Lors de leur création, les ateliers employaient deux cent cinquante personnes. Le nombre d'employés passe à trois cent cinquante en 1889 (dont trois cent vingt-cinq femmes) , quatre cent quarante en 1893, six cent soixante en 1899, cinq cents en 1905, cinquante lors de la fermeture. Dans le début des années 1900, les ateliers de tissage fonctionnaient vitesse grand V, dans les batiments qui étaient situés sur les terrains où, par la suite, a été construit le lycée Henri-Parriat, dans lequel les élèves bénéficient de nombreuses salles pour leurs études. Les ouvrières et ouvriers ont autrefois été remplacés sur le site par une jeunesse promise à un autre venir.

  • pont des chavannes

    Le lavoir des Chavannes est construit à partir de 1923 pour les Houillères de Blanzy, sur les plans des ingénieurs du cabinet Considère, Pelnard-Caquot et Cie. Composé de 8 lignes de traitement entrées en service entre 1927 et 1930, le lavoir est alors l'une des plus puissantes usines de traitement de produit minéral en Europe, avec une capacité de 1000 tonnes/heure. Les lignes de traitement, rééquipées entièrement entre 1947 et 1955, et réduites à 7, ont été automatisées de 1989 à 1994. Ce lavoir se situe au coeur d'un réseau ferré électrifié à écartement normal créé en 1927 et permettant l'approvisionnement en charbon brut depuis les divers puits d'extraction et l'expédition du charbon traité via le réseau PLM (puis SNCF). Ce réseau privé électrifié - encore partiellement en service en 2000 - est le seul de ce type encore conservé en France. Ce système d'expédition est doublé d'un port ferroviaire et fluvial. Ce lavoir à charbon, arrêté depuis novembre 1999, est un ensemble homogène, complet, certainement unique en Europe. Le lavoir se compose d'une structure porteuse en béton armé enveloppée d'une structure à pans de fer et remplissage de briques ; l'ensemble est couvert de sheds, sauf les travées centrales surélevées vers 1950. La sous-station est à pans de fer, remplissage de briques et couverte de sheds. Les bureaux et douches (1931) sont en moellons de calcaire enduit et incluent la toute dernière "salle des pendus" du bassin minier.

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